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L’homéopathie n’est pas une médecine lente, qui ne convient qu’aux petits
bobos.
L’homéopathie n’est pas une médecine qui soigne "le mal par le mal" et n'est pas
une médecine qui soigne par les plantes.
L'homéopathie n’est pas une panacée.
L’homéopathie repose sur trois notions de base:
- La loi des semblables
- La prise en considération du malade dans sa globalité
- L’utilisation de doses infinitésimales
On peut la formuler ainsi:
Toute substance capable de dérégler un individu sain sera capable de
rééquilibrer un individu malade présentant les mêmes symptômes.
Ou énoncé autrement:
Le remède doit être sélectionné en fonction de la similitude qu’il présente avec
la maladie à traiter. Pour qu’il y ait guérison il faut que la maladie
"artificielle" du remède ressemble le plus possible à la maladie naturelle du
malade à soigner.
La prise en considération du malade dans sa globalité, c’est là certainement la
grande difficulté de la démarche.
L’anamnèse amènera la nécessité de récolter le maximum d’informations.
La chronologie des événements est importante, par exemple: suite de suppression
d’une éruption, suite de peur, de séparation, d’exercice physique trop intense,
d’avoir eu froid après avoir transpiré, etc.
L’intensité du ou des symptômes l’est également, une fièvre peut amener à
ressentir un grand abattement mais pas forcément, la seule mesure de la
température ne suffit pas à décrire l’importance du symptôme.
La localisation du problème est prise en considération, plus le symptôme se
situe dans une sphère centrale plus l’on y accordera de l’importance. Une toux
est l’expression d’un déséquilibre plus profond qu’une dermatite.
Mais n’entendez pas par cela que l’on ne soigne pas les problèmes de peau, on ne
disserte ici que de la hiérarchisation des symptômes !
L’utilisation de l’homéopathie pour aider nos animaux, qu’ils soient de
compagnie, de rente ou même sauvages, amène à s’interroger sur l’impact de leur
environnement sur leurs problèmes.
On rencontre certaines fois des animaux "éponges", stressés, angoissés ou
agressifs, une partie de ces troubles ne leur appartiennent pas forcément.
La qualité du quotidien que nous leur proposons se marquera tôt ou tard dans
leur chemin de vie, pour le meilleur ou pour le pire …
Cette qualité de vie est sous-tendue tant par leur espace vital et les contacts
sociaux qu’ils ont, que par la nourriture, l’exercice physique au quotidien.
La démarche homéopathique doit absolument tenir compte de ces paramètres afin de
cerner au mieux l’essence de la problématique de l’animal et ainsi pouvoir
trouver le bon remède.
L’utilisation de doses infinitésimales
L’expérience et la pratique du Dr Samuel Hahnemann l’a vite amené à constater
que le patient est très sensible au médicament indiqué et réagit parfois
violemment à son administration. Même constat chez les animaux. Il a cherché
alors à adapter le dosage afin d’éviter ces réactions. Il a écrit à se sujet:
l’expérience montre que même des dilutions inconcevablement élevées
contiennent toujours assez de principe actif pour causer une aggravation
initiale suivie de l’effet curatif !
Il a ensuite élaboré le principe de dynamisation, processus consistant à secouer
et diluer progressivement les substances utilisées.
Paradoxalement, l’action du remède est d’autant plus rapide et profonde que sa
dynamisation est élevée !
Pour les animaux, qu’il s’agisse d’une souris ou d’un éléphant, nous utilisons
les mêmes dilutions.
Le choix de la bonne dynamisation n’étant pas lié au poids de l’animal mais à la
nature de la problématique ! Si comme énoncé au tout début,
l’homéopathie n’est pas une panacée, c’est une aide précieuse pour soutenir
l’homéostasie au sein de l’organisme de nos compagnons animaux. Elle est parfaitement complémentaire à
tout autre type de thérapie et travaille dans le respect de l’individu et de ses
particularités.
Intérêt de l’homéopathie pour les chevaux
(par Patricia Bechaalany)
L’homéopathie permet une prise en charge personnalisée de la santé du cheval en
tenant compte de sa morphologie et de sa constitution, c’est-à-dire de ses
qualités réactionnelles mais aussi de ses points faibles. L’homéopathie est la
thérapeutique privilégiée des conséquences somatiques et psychiques de l’excès
de stress généré par le surentraînement. Le cheval retrouve rapidement, grâce à
quelques produits bien choisis et à une personnalisation de son entraînement,
des performances physiques optimales sans aucun dopage dangereux.
Le cheval réagit facilement aux contraintes extérieures par une nervosité
excessive, des coliques, des vices et nombres d'autres affections dues à sa
grande sensibilité.
Il y a corrélation entre l’état de santé d'un cheval, ses performances et son
état psychique. L'homéopathie serait ainsi apte à soigner, à soulager ou à
maximaliser les performances d'un cheval de sport en traitant chaque cas
individuellement à l'aide des trois facteurs cités ci-dessous. Le choix du remède idéal, adapté à la situation donnée, est lié à 3
facteurs:
- l'étiologie (études des causes de la maladie)
- l'état psychique
- l'état général
Il faut de ce fait attacher autant d'importance à l'état psychique que physique
du cheval, l'un allant de pair avec l'autre. Par exemple, un cheval anxieux,
refusant l'obstacle suite à de mauvais souvenirs, a aussi peu de chances de
gagner une compétition qu'un cheval souffrant de problèmes musculaires. Comme
tout athlète, le cheval a besoin d'un esprit sain dans un corps sain.
L'homéopathie étant naturelle, atoxique, ignorant l'accoutumance comme les
effets secondaires, comporte de nombreux avantages, notamment dans les épreuves
sportives où nombre de produits sont contraires aux règles de la fédération
équestre internationale concernant le doping. Le cheval pourra ainsi être
soulagé et verra ses performances augmenter lors d'épreuves difficiles et
astreignantes, sans pour autant aller à l'encontre de ses capacités physiques.
L'intérêt de l'homéopathie est justement le fait qu'elle prend autant en compte
les troubles psychiques que physiques du cheval et qu'elle respecte ainsi
l'animal comme un individu et non pas comme une "machine". N'importe quel
amateur de chevaux a en effet immédiatement pu remarquer que chaque cheval
possède son propre tempérament pouvant aussi bien être joyeux, social, joueur,
excité, fier que peureux, irritable, triste, jaloux, timide ou nerveux.
L'homéopathie s'attardera ainsi sur ces traits de caractère individuel pour
établir le remède de fond propre à chaque sujet.
L’homéopathie cherche à donner le minimum nécessaire, la
médecine classique le maximum supportable
Dr P. Schmidt
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